Le blog de Claire

Archive de janvier 2013

Eider à tête grise

dimanche 27 janvier 2013

Tombée par hasard sur une photo de cette espèce que je ne connaissais pas, je suis restée admirative devant de telles couleurs, et j’ai eu envie de le dessiner…

C’est un oiseau que vous ne pourrez normalement pas observer chez nous (sauf dans des parcs animaliers peut-être, et encore, je n’en suis pas sûre) car son habitat se situe plutôt dans les zones aquatiques des toundras du Haut-Arctique ! Bizarrement, bien qu’il s’agisse d’oiseaux marins, ils nichent en couple (et non en colonie) à l’intérieur des terres, sur les bords des lacs ou sur les berges des rivières, ou même carrément dans la toundra loin de l’eau.

Ils se nourrissent essentiellement de coquillages comme les moules qu’ils peuvent aller chercher à plusieurs dizaines de mètres de profondeur, ou alors d’insectes lorsqu’ils sont en période de nidification.

La tête plutôt rectangulaire du mâle est caractéristique (et pas une erreur de dessin de ma part !), tout comme les deux plumes de forme particulière sur le dos.

Aquarelle et crayons graphite sur un papier Arches grain satiné format 26×36 cm.

Copinage

mardi 22 janvier 2013

Une petite pub d’artistes animaliers qui sévissent en Rhône-Alpes et Auvergne. Désolée pour ceux qui ne sont pas à proximité de Lyon… à moins que ce ne soit pour vous un prétexte pour y venir !

Le projet de ce premier « micro salon d’art animalier » est de faire découvrir 7 conceptions de nature, 7 idées de l’animal autour d’une exposition et de stages. Si vous voulez plus d’informations, n’hésitez pas à me contacter via les commentaires.


Houx

samedi 12 janvier 2013

Comme ça fait longtemps que je n’avais pas fait d’aquarelle botanique, voici un rameau de houx de mon jardin, à l’aquarelle mais aussi au crayon graphite pour une petite partie. Format 26×36 cm sur parpier Arches grain satiné 300 g/m (comme toujours, il suffit de cliquer sur les images pour qu’elles apparaissent en plus grand format).

J’ai essayé de penser à photographier les différentes étapes parce que je trouve ça toujours intéressant, mais les photos ont été prises le soir donc ne sont pas très belles.

Dans l’ordre, je fais un dessin de mon sujet sur un papier blanc quelconque, que je décalque et reporte ensuite sur mon papier satiné. On pourrait très bien faire le dessin directement sur le papier définitif, mais il faut avoir le dessin et la main sûrs, ce que j’ai pas toujours, selon les sujets. Et si on gomme trop souvent ou qu’on fait trop de traits sur un papier satiné, ça l’abime et on a plus de difficultés ensuite à peindre proprement.

Ensuite, je peins un premier jus qui correspond à la couleur qui est « en-dessous », la plus claire du sujet. Puis on continue à peindre des « couches », de plus en plus foncées, pour essayer de garder la transparence que permet l’aquarelle. Enfin, ça c’est la théorie ! Il faut surtout bien penser à garder blanches ou claires les zones qui doivent le rester, sinon c’est compliqué à rattraper.

J’ai terminé par les zones au crayon graphite. Ce qui m’a été difficile pour ce houx, c’est d’arriver à rendre la brillance des feuilles, particulièrement belle. Et puis, en terme de composition, j’ai essayé de rajouter des détails à côté du rameau, mais ce n’était pas forcément une idée lumineuse…

Ecrevisse à pieds blancs

dimanche 6 janvier 2013

Voici une nouvelle aquarelle réalisée pour Doris, au départ pour le mot « tergites« , mais peut-être servira-t-elle à autre chose…

Il s’agit donc de l’écrevisse à pieds blancs (ou à pattes blanches) Austropotamobius pallipes. Non, je ne me suis pas trompée en dessinant : les pattes ne sont pas blanches effectivement… C’est à la coloration pâle du dessous des pinces qu’elle doit son nom !

Les écrevisses se rencontrent en eau douce, contrairement aux langoustes, langoustines, crevettes, homards et certains autres crustacés décapodes. En France il existe 8 espèces d’écrevisses :

  • 3 espèces sont autochtones, mais gravement menacées donc protégées : l’écrevisse à pieds blancs, l’écrevisse à pattes rouges et l’écrevisse des torrents,
  • 5 espèces sont exotiques (et en partie responsables de la raréfaction des espèces autochtones) : l’écrevisse américaine, l’écrevisse à pattes grêles, l’écrevisse rouge de Louisiane, l’écrevisse du pacifique ou signal et une nouvelle espèce d’Amérique du nord.

En cherchant des informations sur ces espèces, j’ai découvert un mot que je ne connaissais pas et je ne résiste pas à l’envie de vous faire partager ma découverte : astacicole… Quesako ?

C’est un adjectif qui fait référence… aux écrevisses. Le peuplement astacicole d’un cours d’eau correspond donc aux populations des différentes espèces d’écrevisses présentes dans ce cours d’eau. On parle également d’astaciculture et d’astaciculteur…

Plus d’informations sur cette espèce : PARENT Vincent, KUPFER Michel, NOËL Pierre, HEROLD Jean-Pierre, in : DORIS, 10/10/2011 : Austropotamobius pallipes (Lereboullet, 1858).