Le blog de Claire

Zanzibar

12 mai 2012

Un voyage d’un peu plus d’une semaine à Zanzibar, l’île aux épices. Rien que le nom fait réver… et c’est en effet une belle destination.

Ce carnet de voyage a été réalisé sur un carnet Moleskine dit Japonais et qui se présente sous la forme d’un accordéon : toutes les feuilles sont reliées à la précédente et à la suivante. Le format est 9×14 cm, et le papier un peu « jaune ».

Faire un carnet de voyage n’est pas une première pour moi. Mais faire un carnet sur un petit format, ça par contre je n’avais jamais essayé. C’était un test, plutôt concluant d’un point de vue pratique. Et l’accordéon me direz-vous, quel ‘intérêt ? Déjà, c’est rigolo. Et ça permet de faire des « panoramas » ou des « liens » entre les pages. Ca, part contre, ce n’est pas toujours pratique (surtout à l’aéroport, quand tout se déroule d’un coup par terre…).

La moitié du carnet a été réalisé sur place, l’autre moitié au retour, d’après photos ou des échantillons récoltés pendant le voyage. La couverture du carnet est réalisée avec un petit morceau de tissu glané sur la plage (et des lettres en mousse autocollantes, mais qui n’ont pas été glanées sur place ;-)   ).

Evidemment, je suis toujours un peu frustrée quand je réalise un carnet : par manque de temps (ce n’est pas toujours facile de s’arrêter comme on veut quand on veut), par manque de technique (le croquis rapide est un art que je ne maitrise pas encore), par manque de place (si je voulais dessiner tout ce qui me fait envie, ça ne serait pas un carnet mais une encyclopédie), par choix à faire (que des dessins, avec des photos, quels textes, personnels mais trop pour pouvoir être lus par d’autres que par moi, etc). Donc souvent, je complète mon carnet avec un album photos. Stéphanie Ledoux, elle, réalise un carnet à la fois sur place et au retour, qu’elle complète d’un carnet genre carnet intime, de textes personnels, d’émotions, etc. Peut-être qu’un jour, quand je serais grande et que je saurai écrire, je la copierai…

Bref, un de plus à ranger dans mon étagère, et que je vous propose de parcourir ici. Et puis pour ceux que les vraies photos intéressent, c’est (peut-être reconnaitrez-vous certains dessins d’ailleurs…).

Amaryllis

15 avril 2012

Après une longue absence sur ce blog due notamment au manque de temps (désolée…), me revoilà avec un amaryllis qui a eu bien des péripéties. Il a été peint en plus d’étapes que ce que la chronologie naturelle ne me l’imposait : j’ai bien sûr commencé par la plante dont les feuilles sortent à peine, puis la suivante à droite quelques temps plus tard. Et puis j’ai attendu, attendu, … elle n’est jamais venue… cette fleur tant attendue ! Du coup, je me suis rabattue sur des photos de fleurs trouvées sur Internet pour pouvoir enfin terminer cette aquarelle, mais je trouve que le résultat s’en ressent. Les fleurs ne me satisfont pas : elles manquent de volume, de naturel. C’est le problème du dessin d’après photo, c’est moins « vivant ».

Autre détail qui ne me plait pas mais dont je me suis aperçue trop tard : la tige de la fleur de droite. J’aurai du la traiter au crayon graphite en bas puis à l’aquarelle en remontant vers la fleur, et pas l’inverse (je ne sais pas si vous allez bien le voir, car comme toujours, mon papier aquarelle est plus grand que mon scanner, et une photo prise sous lumière artificielle à 23h, ça ne rend pas forcément très bien les contrastes !). Tant pis, ce qui est fait est fait. C’est en faisant des erreurs que l’on apprend !

Dans les tiroirs, en attente d’apparaitre sur ce blog, mon carnet de voyage récent à Zanzibar. Mais il n’est pas encore toute à fait terminé, alors j’attends un peu pour vous le montrer. En attendant, la photo d’en tête du blog vous donne un aperçu du cadre idyllique de ces vacances sur l’île aux épices !

A vos commentaires !

Sitelle et compost

6 mars 2012

La petite bête du mois… la sittelle torchepot (Sitta europaea).

Maçon des arbres, pic maçon ou grimpeur bleu selon les pays d’Europe, ces dénominations résument plutôt bien les principales caractéristiques de l’oiseau qui nous intéresse.

Largement répandue dans les jardins, parcs et bois de feuillus ou même de résineux, ce passereau s’entend normalement plus qu’il ne s’observe: avec son masque noir et ses couleurs qui se confondent avec le milieu environnant, elle sait rester discrète.

Et pourtant, c’est une vraie acrobate ! Contrairement aux pics avec qui elle est souvent comparée, elle grimpe le long des troncs sans se servir de sa courte queue et est même capable de descendre tête en bas en toute sécurité. Cette capacité est suffisamment rare chez les oiseaux pour être relevée…

Si elle arpente les troncs avec vivacité, c’est pour récolter des insectes et des araignées dont elle est friande. N’étant pas migratrice, comme beaucoup d’oiseaux, elle modifie son régime alimentaire en hiver pour se nourrir de graines. C’est à cette occasion qu’on a le plus de chance de l’observer.

Son nom de « torchepot » ne lui a pas été donné par hasard : elle a pour habitude de boucher l’entrée d’une cavité qui deviendra son nid avec une espèce de torchis (mélange de salive et de terre ou d’argile) pour lui donner le diamètre d’entrée qui lui convient. A l’origine, les nichoirs étant des pots en terre cuite, le nom de « torchepot » est venu tout naturellement aux premiers observateurs.

Les cavités choisies peuvent être une vieille loge de pic sur un tronc, ou un trou dans un mur. Dans tous les cas, la sittelle s’adapte et maçonne.

Source principale : « Apprenez à observer les animaux des villes » – Tétras Editions.

Le geste écocitoyen…

Ce mois-ci, je réveille mon compost…

Les beaux jours arrivent, les décomposeurs vont avoir du pain sur la planche. Pensez donc à aérer votre compost et à le retourner à la sortie de l’hiver pour le réactiver. Si votre compost se trouve dans un composteur, vous pouvez faire des « cheminées d’aération » avec le manche d’un outil.

Pensez également à équilibrer les apports en matière sèche et matière humide pour qu’il se développe au mieux en prévision des premiers travaux du jardin au printemps.

Andy Warhdog

15 février 2012

Oui, je sais, ça surprend, ça n’a rien à voir avec de jolies aquarelles naturalistes dont vous avez l’habitude. Mais bon, j’avais envie de vous le montrer quand-même.

J’ai donc participé par curiosité à un concours organisé par la marque de feutres Posca. Il s’agissait de réaliser ce qu’on appelle un « papertoy ». Moi aussi, j’ai découvert à cette occasion ce que c’était ! On peut le traduire littéralement par « jouet de papier ». Il s’agit d’un mouvement artistique qui ressemble un peu à de l’origami, à cela prêt que le résultat final est personnalisé. Les « jouets » sont des figurines dont les patrons sont en général disponibles en téléchargement gratuits. Vous pouvez en voir de nombreux exemples ici. Les modèles, papiers, styles sont infinis…

J’ai donc téléchargé un des deux modèles proposés et je me suis lancée, sans grande inspiration. J’étais surtout curieuse de la technique et de la façon dont j’allais pouvoir dessiner à plat quelque chose qui allait se retrouver en volume après pliage. Et bien c’est pô facile… Voilà donc mon « oeuvre » parmi 367 autres ! Elles sont toutes visibles sur le site du concours ci-dessus.

A partir de demain, tout le monde pourra voter pour son papertoy préféré. Seulement 10 seront retenus parmi les 368, donc je ne me fais pas trop d’illusions : je ne l’ai pas fait pour gagner et comme je ne suis pas présente sur les réseaux sociaux, mes chances de gagner quoi que ce soit sont… comment dire… nulles ! Et puis, il faut être honnête, certains papertoys présentés sur le site sont excellents et bien meilleurs que mon Andy Warhdog basique et fait « à la va vite ». Mais je suis contente d’avoir participé, c’était rigolo et intéressant à la fois.

Lérot et nichoirs

29 janvier 2012

La petite bête du mois… le lérot (Elyomis quercinus).

Un masque noir de cambrioleur, une touffe de poils blancs tel un pompon au bout de la queue, des petits yeux ronds, de grandes oreilles rondes elles aussi et un museau pointu : c’est bien lui, le lérot qui court à toute vitesse dans les arbres de votre jardin.

Vous le connaissez peut-être sous le nom de loir des greniers ou encore rat des chênes. Il est effectivement souvent confondu avec le loir, dont il est un proche cousin de la famille des gliridés (ou Myoxidés). En anglais, il est appelé « Garden dormouse », un nom qui provient certainement de la juxtaposition de « dort » (de dormir en français) et de « mouse » (souris en anglais).

Actif la nuit, il passe sa journée roulé en boule dans son nid à l’intérieur d’un nichoir inoccupé, un trou dans un arbre, une piles de bois ou dans un grenier. Ce nid douillet est construit avec des matériaux confortables glanés ici ou là : feuilles, mousse, herbes sèches, laine, poils d’animaux domestiques… Il y passera tout l’hiver, en léthargie.

Sauf s’il tombe sur un trésor inestimable : une réserve de pommes ou d’autres fruits à son goût. Dans ce cas, il peut rester actif une bonne partie de la mauvaise saison et s’il a choisi d’élire domicile dans votre grenier, vous aurez certainement droit au tapage nocturne réglementaire…

En dehors des fruits, ce petit mammifère d’une quinzaine de centimètres sans la queue, se régale de graines, de baies et d’insectes. Porteurs d’incisives et de dents pointues, il arrive même qu’il s’attaque à une nichées d’oiseaux ou à d’autres rongeurs ou petits animaux à sa portée.

Malgré son agilité et sa vivacité, le lérot a dû trouver un système de fuite pour échapper à ses prédateurs (rapaces, fouine, martre, chats). Un peu comme le lézard, il est capable d’autotomie évasive : menacé, il laissera la fourrure du bout de sa queue à son agresseur. Seul un fourreau de peau va glisser de son support vertébral, la partie dénudée tombant quelques jours plus tard. Mais contrairement au lézard, celle-ci ne repoussera pas. Et comme sa queue lui sert de balancier pour ses acrobaties habituelles, le lérot ne doit pas abuser de cette stratégie de défense.

Malgré sa facilité d’adaptation, le lérot est en régression un peu partout et bénéficie à ce titre d’une protection européenne grâce à la convention de Berne (espèce vulnérable soumise à réglementation).

Le geste écocitoyen…

Ce mois-ci, je prépare la pose de mes nichoirs…

Pour favoriser la venue d’oiseaux dans son jardin, et donc d’auxiliaires précieux pour la lutte contre les indésirables du potager notamment, vous pouvez poser des nichoirs de toutes sortes. Avant de les installer, assurez-vous qu’ils soient traités pour l’extérieur. Plutôt que d’utiliser les lasures et autres vernis toxiques habituels, préférez l’huile de lin que vous trouverez dans les mêmes grandes surfaces de bricolage. Vous pouvez l’utiliser chaude pour la fluidifier et faciliter son entrée à l’intérieur du bois.

Plus d’informations sur les nichoirs ici.

Gorgonocéphale

21 janvier 2012

Dans la série « j’essaie de vous intéresser aux animaux sous-marins », voici un animal que je suis toujours contente d’observer en plongée. Je le trouve fascinant, notamment d’un point de vue esthétique, et très curieux car on ne pense pas tout de suite qu’il s’agit d’un animal. Visible assez facilement en plongée de nuit, il est pourtant très réactif à ce qui se passe autour de lui, notamment la lumière, en repliant ses bras à une vitesse incroyable.

D’après la mythologie, les deux divinités marines Phorkys et Céto eurent trois filles : les sœurs Gorgones nommées Sthéno, Euryale et Méduse. Méduse possédait une chevelure magnifique et s’en servit pour séduire Poséidon, ce qui irrita Athéna. Celle-ci se vengea en transformant ses cheveux en serpents, d’où l’autre nom donné au gorgonocéphale : tête de gorgone.

D’autres informations sur cet échinoderme peu connu ici.

Tonga terre d’accueil

8 janvier 2012

Pour commencer cette nouvelle année, je me suis essayée au croquis d’un animal que je n’avais jamais dessiné. En réalité, le choix du sujet s’est fait un peu par hasard : je suis (du verbe suivre) régulièrement l’actualité d’une association créée en 2008 et qui se situe dans la Loire. Cette association s’appelle « Tonga Terre d’accueil » du nom d’un hippopotame recueilli par l’espace zoologique de St Martin la Plaine.

Elle a pour objectif de recueillir les félins et primates saisis par les autorités (saisis par défaut d’autorisation de détention, pour mauvais traitement, etc). Dans la mesure du possible, ces animaux sont soignés, re-sociabilisés puis placés dans des endroits susceptibles de les accueillir, parfois même dans des parcs où ils évoluent en semi-liberté au milieu de leurs congénères.

Je ne suis pas « fan » des zoos et autres parcs animaliers, je ne suis pas toujours d’accord avec ce qui y est fait,  mais j’avoue que cette association fait du bon boulot, et la passion qui anime les personnes qui y travaillent transparait dans leur action. Vivement le jour où ces structures n’auront plus raison d’être.

Bref, le dernier billet du président sur le site de l’association m’a donné envie de vous la faire découvrir. Et il fallait bien un dessin pour illustrer cet article, d’où le singe !

Bonne année !

1 janvier 2012

En souhaitant une année remplie de bonnes surprises.

Pic vert et limaces

6 décembre 2011

La petite bête du mois… le pic vert (Picus viridis)

Cet oiseau commun et connu de tous fait partie de la grande famille des picidés avec 225 autres espèces de pics à travers le monde.

Majoritairement vert (comme son nom l’indique), il est aussi appelé pivert depuis le 15ème siècle ou encore pleupleu ou oiseau de pluie. Ce dernier surnom évoque le fait que chez les Grecs anciens, le pic était censé appeler la pluie en tambourinant sur les arbres : « Quand Dieu eut créé la Terre, il ordonna aux oiseaux de creuser avec leur bec l’emplacement des rivières, des mers et des lacs. Le pic vert ayant refusé, Dieu le condamna à creuser le bois et à crier « plui plui » pour faire venir la pluie, car il ne fut pas autorisé à boire l’eau des rivières et des lacs comme les autres oiseaux ». (Source : L’étymologie des noms d’oiseaux – P. Cabard et B. Chauvet – Eveil éditeur).

Pourtant, contrairement aux autres pics, le pic vert ne tambourine que rarement aux arbres. C’est plutôt le ricanement qu’il crie en s’éloignant qui nous signale sa présence. A ce moment, c’est la rapidité d’observation et la chance qui permettra de l’apercevoir et de le repérer grâce à son vol ondulé caractéristique.

S’il ne tambourine pas beaucoup, c’est parce qu’il se trouve plus souvent au sol que dans les arbres. C’est dans les pelouses et les prairies qu’on peut facilement l’observer, sautillant à la recherche de fourmis cachées dans le sol. Après avoir fait un trou à l’aide de son bec, il projette sa langue longue et gluante dans les galeries des insectes. Munie de crochets et à l’extrémité plate, celle-ci est conçue pour s’insinuer facilement dans les anfractuosités et fissures du sol ou des écorces de bois mort. L’hiver, il va chercher sa nourriture directement à la source, détruisant à coups de becs les fourmilières des sous-bois.

Fréquentant malgré tout les arbres, notamment en période de reproduction, ses pattes sont adaptées à son mode de vie : contrairement à la majorité des autres oiseaux qui présentent 3 doigts dirigés vers l’avant et un à l’arrière, les pattes des pics ont deux doigts en avant et deux en arrière, tels des crampons. Si on ajoute à cela des ongles crochus et recourbés ainsi que des plumes de la queue très rigides qui servent d’appui, grimper aux arbres sans risque de tomber devient un jeu d’enfant !

Le geste écocitoyen…

Ce mois-ci, mieux vaut prévenir que guérir…

Qui n’a pas déjà eu des problèmes de limaces dans son jardin ? Vous avez certainement déjà essayé les méthodes classiques telles que les coquilles d’œufs, la bière, la cendre ou la sciure ? Malheureusement, l’efficacité de ces différentes techniques est variable et limitée dans le temps. Pourquoi ne pas s’y prendre en avance et limiter la reproduction de ces charmantes petites bêtes, en complément des méthodes habituelles ? A l’automne, ramassez un maximum d’adultes pour les empêcher de se reproduire quand les conditions leur seront favorables. Et en hiver ou au printemps suivant, biner la terre autour des plantations pour exposer les œufs et les bébés limaces aux rigueurs du climat (gel ou chaleur).

Figues

20 novembre 2011

Grosse récolte de figues cette année dans mon jardin, pour la première fois depuis 6 ans. J’ai donc eu envie d’en profiter pour sortir mes pinceaux et mon aquarelle. Et bien, la figue, ça n’est pas facile à peindre ! Texture, rondeur, couleurs… Et comme en plus je ne me suis pas spécialement appliquée, le rendu final aurait pu être bien meilleur. J’ai voulu également tester les ombres, mais dans un bureau où il y a 2 sources de lumière différentes, ça n’est pas idéal.

Pendant longtemps je me suis demandée pourquoi mon figuier ne donnait pas de figues, ou alors des figues ridicules et vraiment pas bonnes, comme desséchées. La guêpe responsable de la pollinisation du figuier a donc du cette année passer par mon jardin et s’y plaire. En effet, la figue est en réalité un faux-fruit : c’est une espèce d’urne contenant des fleurs, qui ne peuvent être pollinisées que par cette guêpe. Celle-ci ne pond ses œufs que dans certains types de fleurs. Pour des raisons de longueur idéale de style des fleurs, ce sont les figues d’automne qui parait-il sont les meilleures.

Plus d’informations passionnantes ici (j’ai appris plein de choses en lisant cette page…).