Le blog de Claire

Archive de juillet 2014

Vautour fauve

mardi 22 juillet 2014

Comme la rentrée scolaire, les chassés-croisés de l’été ou les résultats du bac, les « attaques » de vautours sur les élevages ovins sont ce qu’on appelle des « marronniers » pour les journalistes. C’est à dire des sujets récurrents qui permettent de meubler un journal lorsque l’actualité n’est pas très palpitante. A la différence près pour les vautours, que ce qui est dit sur le sujet est la plupart du temps faux et infondé. J’avais donc envie de rétablir quelques vérités et de plaider la cause de ces magnifiques rapaces.

Le Vautour fauve (Gyps fulvus), historiquement présent sur tous les Massifs montagneux de l’Europe du sud, est une espèce protégée par les lois françaises (1981). Il est classé rare sur la liste rouge des espèces menacées et à surveiller en France (à peine plus de 1000 couples nicheurs en France). Il apparait aussi dans les différentes textes de protection de références à l’échelle Européenne et internationale.

Les vautours se nourrissent de cadavres d’animaux sauvages et domestiques et participent donc de façon totalement naturelle et particulièrement efficace à la non-propagation des maladies et organismes pathogènes dans la Nature (notamment dans les eaux de surface ou souterraines, où est prélevée l’eau du robinet !). Cet équarrissage naturel est totalement gratuit et écologique, contrairement à l’équarrissage « classique » … Les vautours n’ont pas les capacités physiques et comportementales pour s’attaquer à un animal vivant en pleine possession de ses moyens. Ce n’est pas un prédateur, mais un charognard (nécrophage), qui sera attiré par un animal immobile et sans réaction à son approche.

Rappelez vous toujours cette vérité qui, malgré un pilonnage intensif et en règle des adversaires du vautour depuis une dizaine d’années, n’a jamais été démentie : « Aujourd’hui, et sûrement encore pour de nombreux siècles, au grand dam des journalistes, jamais personne n’a pu prouver que des vautours pouvaient intervenir sur un animal sain et en pleine possession de ses moyens…”. Exceptionnellement, les vautours peuvent intervenir ante-mortem et tuer, mais toujours « sans intention de donner la mort » et sur animal mal en point et incapable de se mouvoir normalement (mise bas très difficile, animal déjà blessé par exemple par des chiens errants, maladie foudroyante telle que l’entérotoxémie bovine).

La grande majorité des éleveurs, là où sont présents les vautours, cohabitent en bonne intelligence avec ces rapaces et apprécient leur présence. Une poignée d’éleveurs et même de vétérinaires, minoritaires, malhonnêtes et qui parlent plus fort que les autres, font régulièrement croire à des attaques de vautours, images truquées et faux témoignages à l’appui. D’autres y croient, de bonne foi, même s’ils n’ont rien vu…Exemple récent en cliquant ici.

N’oublions pas d’être critiques avec ce que nous font ingurgiter les médias et surtout, soyons curieux…

Source principale et complémentaire : Vautour fauve – Du mythe à la réalité.

Aquarelle réalisée d’après photo libre de droits (sur Wikimedia Commons).

Dans le jardin…

vendredi 18 juillet 2014

Ca fait longtemps que je n’ai rien posté, non que je ne dessine pas mais je suis en train de faire une aquarelle qui me prend pas mal de temps et que j’aimerai vous montrer seulement quand elle sera finie.

Du coup, pour ne pas vous laisser « sans rien » plus longtemps, j’ai profité du beau temps pour faire quelques croquis de ce que j’ai dans le jardin en ce moment, au hasard de mes rencontres et envies. J’ai fait des essais, changé de papier. Bien plus simple de dessiner des fleurs que des abeilles qui butinent ! Et puis, je vous mets aussi la suite de mes exercices ornithos.

Papier croquis A5 (abeilles sur salicaires) ou papier aquarelle grain fin 18×27/185 g (fleurs) + feutre-pinceau + feutre noir 0,1 + aquarelles Winsor et Newton + un peu d’encre colorex.