Le blog de Claire

Archive de juillet 2012

Renard et technique de tonte

dimanche 22 juillet 2012

La « petite » bête du mois… le renard roux (Vulpes vulpes).

Tantôt pris en exemple et regardé avec tendresse, tantôt pourchassé et appréhendé avec méfiance, ce mammifère impossible à confondre avec un autre est étonnant quand on s’y intéresse de près.

Son nom a été emprunté au héros du « Roman de Renart », qui eut tellement de succès au XIIIème siècle que ce nom propre est devenu tout naturellement le nom commun du goupil. Lorsqu’on sait qu’en plus, le mot renard vient du francique Reginhart qui signifie « fort en conseils », on comprend d’où cet animal tient sa réputation. Rusé, c’est ainsi que le renard apparaît dans de nombreuses fables et histoires, et même dans une série bien connue, renard se traduisant par Zorro en espagnol.

Les renards communiquent énormément grâce aux odeurs. Diverses glandes, au-niveau des intestins, de la queue, des pattes ou des babines, produisent des secrétions qui servent à marquer leur territoire ou à s’identifier individuellement et au sein d’une même famille, en inhibant l’agressivité. Le domaine vital et les sentiers fréquemment utilisés sont également marqués d’urine ou de déjections. Ce comportement est le même que celui des chiens qui lèvent la patte sur les arbres pendant leur promenade. Les chiens et les renard font d’ailleurs partie de la même famille : les canidés.

Son odorat très fin lui sert également à dénicher les micro-mammifères tels que mulots ou campagnols après les avoir repérés au son dans leurs galeries depuis la surface. Lorsque la proie sort de son terrier et que le renard lui saute dessus pour la plaquer au sol, on dit alors qu’il « mulotte ». Certains chiens font de même lorsqu’ils ont repéré quelque chose qui bouge dans une prairie.

Longtemps associé à la rage, le renard est encore persécuté dans de nombreux départements français où il est considéré par certains comme nuisible et où les « primes à la queue » sont toujours d’actualité ! La rage vulpine est totalement éradiquée depuis 1998 grâce à des campagnes de vaccination orale des renards. Le renard est aussi vecteur de l’échinococcose alvéolaire, mais celle-ci est rare, et contrairement à ce que l’on croit, ce n’est qu’avec des fruits ou baies qui auraient été en contact avec des excréments (et non de l’urine !) que l’homme est susceptible d’être contaminé.

Le renard continue a être victime des activités humaines, ne serait-ce que par l’extension de nos villes et zones industrielles qui empiètent sur son territoire, et par la construction continue de voies de circulation qui constituent des obstacles dangereux à ses pérégrinations. Sa capacité d’adaptation remarquable lui permet cependant d’investir ce qui est devenu maintenant le territoire de l’homme. Opportuniste, il saura se contenter de ce qu’il trouve à manger : ainsi, à Bristol, 1/3 du menu des renards provient des déchets ménagers !

Sources principales : L’étymologie des noms des mammifères (Cabard et Chauvet – Ed. Eveil Nature) et Apprenez à observer les animaux des villes (Thonnérieux, Ganegger et Chevallier – Tétras Editions).

Le geste écocitoyen…

Ce mois-ci, je tonds en commençant par le milieu…

Commencez par tondre une bande au milieu de votre parcelle (surtout si elle n’est pas très grande) plutôt qu’en faisant tout le tour en escargot. Ainsi, plutôt que de se retrouver piégées sans possibilité de sortie, les petites bêtes hébergées dans votre pelouse pourront plus facilement s’échapper par les côtés. Une quantité plus importante d’individus sera épargnée, favorisant ainsi la biodiversité !

Doris V3

dimanche 1 juillet 2012

Comme vous l’avez sûrement remarqué, je poste moins régulièrement de dessins qu’à une certaine époque sur ce blog. Et malheureusement, ça n’est pas près de s’arranger. En effet, je viens de me proposer pour participer à la version V3 du site Doris d’une manière différente de ce que je faisais jusqu’à maintenant.

Le site comporte un glossaire dont certains termes sont parfois difficiles à expliquer avec une définition seule. Il a donc été envisagé d’illustrer certains de ces termes soit par des photos, soit par des dessins.

Comme c’est tout neuf, il n’y a pas beaucoup de dessins pour l’instant, mais ça va venir tout doucement, au rythme de mon emploi du temps !

Les premiers mots sont telson et rhizome. Les prochains seront certainement dextre et senestre.

J’ai carte blanche sur le choix des termes et sur la manière d’illustrer : croquis, dessins plus sophistiqués, noir & blanc ou couleur… Cela dépend de mon inspiration et de ce que je trouve intéressant à montrer dans le dessin. Je travaille bien sûr plutôt d’après photo car c’est ce qui est le plus simple pour moi. Mes dessins sont ensuite validés par les « doridiens » en charge du glossaire, et parfois par des scientifiques selon le terme illustré, pour être sûr qu’il n’y ai pas de grosse « bourde ».

Cette initiative des responsables de Doris me permet de concilier à la fois mon goût pour le dessin et pour la plongée sous-marine et rejoint en plus ma formation scientifique initiale. Bref, ça me plait bien même si ça risque de me prendre pas mal de temps. Comme j’ai en plus accepté de faire des illustrations de renard pour un ami dans le cadre d’un festival de contes, j’ai bien peur que ma liste des « choses à faire » en dessin et aquarelle ne diminue pas de sitôt… :-(