Le blog de Claire

Archive de janvier 2012

Lérot et nichoirs

dimanche 29 janvier 2012

La petite bête du mois… le lérot (Elyomis quercinus).

Un masque noir de cambrioleur, une touffe de poils blancs tel un pompon au bout de la queue, des petits yeux ronds, de grandes oreilles rondes elles aussi et un museau pointu : c’est bien lui, le lérot qui court à toute vitesse dans les arbres de votre jardin.

Vous le connaissez peut-être sous le nom de loir des greniers ou encore rat des chênes. Il est effectivement souvent confondu avec le loir, dont il est un proche cousin de la famille des gliridés (ou Myoxidés). En anglais, il est appelé « Garden dormouse », un nom qui provient certainement de la juxtaposition de « dort » (de dormir en français) et de « mouse » (souris en anglais).

Actif la nuit, il passe sa journée roulé en boule dans son nid à l’intérieur d’un nichoir inoccupé, un trou dans un arbre, une piles de bois ou dans un grenier. Ce nid douillet est construit avec des matériaux confortables glanés ici ou là : feuilles, mousse, herbes sèches, laine, poils d’animaux domestiques… Il y passera tout l’hiver, en léthargie.

Sauf s’il tombe sur un trésor inestimable : une réserve de pommes ou d’autres fruits à son goût. Dans ce cas, il peut rester actif une bonne partie de la mauvaise saison et s’il a choisi d’élire domicile dans votre grenier, vous aurez certainement droit au tapage nocturne réglementaire…

En dehors des fruits, ce petit mammifère d’une quinzaine de centimètres sans la queue, se régale de graines, de baies et d’insectes. Porteurs d’incisives et de dents pointues, il arrive même qu’il s’attaque à une nichées d’oiseaux ou à d’autres rongeurs ou petits animaux à sa portée.

Malgré son agilité et sa vivacité, le lérot a dû trouver un système de fuite pour échapper à ses prédateurs (rapaces, fouine, martre, chats). Un peu comme le lézard, il est capable d’autotomie évasive : menacé, il laissera la fourrure du bout de sa queue à son agresseur. Seul un fourreau de peau va glisser de son support vertébral, la partie dénudée tombant quelques jours plus tard. Mais contrairement au lézard, celle-ci ne repoussera pas. Et comme sa queue lui sert de balancier pour ses acrobaties habituelles, le lérot ne doit pas abuser de cette stratégie de défense.

Malgré sa facilité d’adaptation, le lérot est en régression un peu partout et bénéficie à ce titre d’une protection européenne grâce à la convention de Berne (espèce vulnérable soumise à réglementation).

Le geste écocitoyen…

Ce mois-ci, je prépare la pose de mes nichoirs…

Pour favoriser la venue d’oiseaux dans son jardin, et donc d’auxiliaires précieux pour la lutte contre les indésirables du potager notamment, vous pouvez poser des nichoirs de toutes sortes. Avant de les installer, assurez-vous qu’ils soient traités pour l’extérieur. Plutôt que d’utiliser les lasures et autres vernis toxiques habituels, préférez l’huile de lin que vous trouverez dans les mêmes grandes surfaces de bricolage. Vous pouvez l’utiliser chaude pour la fluidifier et faciliter son entrée à l’intérieur du bois.

Plus d’informations sur les nichoirs ici.

Gorgonocéphale

samedi 21 janvier 2012

Dans la série « j’essaie de vous intéresser aux animaux sous-marins », voici un animal que je suis toujours contente d’observer en plongée. Je le trouve fascinant, notamment d’un point de vue esthétique, et très curieux car on ne pense pas tout de suite qu’il s’agit d’un animal. Visible assez facilement en plongée de nuit, il est pourtant très réactif à ce qui se passe autour de lui, notamment la lumière, en repliant ses bras à une vitesse incroyable.

D’après la mythologie, les deux divinités marines Phorkys et Céto eurent trois filles : les sœurs Gorgones nommées Sthéno, Euryale et Méduse. Méduse possédait une chevelure magnifique et s’en servit pour séduire Poséidon, ce qui irrita Athéna. Celle-ci se vengea en transformant ses cheveux en serpents, d’où l’autre nom donné au gorgonocéphale : tête de gorgone.

D’autres informations sur cet échinoderme peu connu ici.

Tonga terre d’accueil

dimanche 8 janvier 2012

Pour commencer cette nouvelle année, je me suis essayée au croquis d’un animal que je n’avais jamais dessiné. En réalité, le choix du sujet s’est fait un peu par hasard : je suis (du verbe suivre) régulièrement l’actualité d’une association créée en 2008 et qui se situe dans la Loire. Cette association s’appelle « Tonga Terre d’accueil » du nom d’un hippopotame recueilli par l’espace zoologique de St Martin la Plaine.

Elle a pour objectif de recueillir les félins et primates saisis par les autorités (saisis par défaut d’autorisation de détention, pour mauvais traitement, etc). Dans la mesure du possible, ces animaux sont soignés, re-sociabilisés puis placés dans des endroits susceptibles de les accueillir, parfois même dans des parcs où ils évoluent en semi-liberté au milieu de leurs congénères.

Je ne suis pas « fan » des zoos et autres parcs animaliers, je ne suis pas toujours d’accord avec ce qui y est fait,  mais j’avoue que cette association fait du bon boulot, et la passion qui anime les personnes qui y travaillent transparait dans leur action. Vivement le jour où ces structures n’auront plus raison d’être.

Bref, le dernier billet du président sur le site de l’association m’a donné envie de vous la faire découvrir. Et il fallait bien un dessin pour illustrer cet article, d’où le singe !

Bonne année !

dimanche 1 janvier 2012

En souhaitant une année remplie de bonnes surprises.