Le blog de Claire

Archive de juillet 2010

Pipistrelle et « friche »

dimanche 18 juillet 2010

La petite bête du mois… la pipistrelle (Pipistrellus pipistrellus).

Pipistrelle, quel drôle de nom… Il vient de l’italien « pipistrello » qui veut dire chauve-souris mais qui définit également un manteau dans lequel les bras sont recouverts d’une cape, allusion aux « ailes » des chauve-souris. Constituées par les os de l’avant-bras et des doigts, elles sont recouvertes d’une membrane très vascularisée et innervée appelée patagium (pour ceux qui veulent faire les malins en société).

Ce petit mammifère (protégé) que vous avez certainement déjà croisé en fin de journée l’été, est la plus petite chauve-souris d’Europe mais aussi la plus commune. Elle mesure environ 3 à 4 cm de long, a une envergure d’une vingtaine de centimètres et pèse l’équivalent d’un morceau de sucre (5 g) !

Très utile au jardin, elle dévore papillons nocturnes, moustiques et autres insectes volants qu’elle repère par écholocation. Elle peut avaler jusqu’à 280 mouches ou 30 sauterelles par nuit. Les colonies estivales de plusieurs dizaines d’individus produisent également des déjections appelées guano, qui peuvent servir d’engrais riche en nitrates.

Nocturne, elle se réfugie la journée dans des anfractuosités de murs, derrière les volets, entre deux briques, sous le seuil des fenêtres. A partir de novembre, les pipistrelles se regroupent dans des caves, tunnels ou hangars, où elles seront à l’abri tout l’hiver. Pendant cette période, leurs pulsations cardiaques peuvent passer de 600 à 10 battements/minute !

Les petits naissent en début d’été et il se peut qu’on en trouve par terre dans les semaines qui suivent. Dans ce cas, n’essayez pas de vous en occuper, c’est vain. Par contre, suspendez-les à l’abri des chats, dans un coin tranquille et sombre, et avec un peu de chance, ils auront disparus la nuit suivante !

Source principale

Le geste écocitoyen…

Ce mois-ci, je laisse un coin de mon jardin en friche !

Orties, ronces, liserons, etc. sont souvent considérées comme des mauvaises herbes. Et pourtant, ce sont des plantes très utiles au jardin car elle abritent de nombreux auxiliaires : papillons, abeilles, bourdons, coccinelles… 1 ou 2 m² de « friche » ne gênent pas beaucoup et suffisent à accueillir une faune variée et indispensable aux cultures.

Rémiges

lundi 5 juillet 2010

Voici un dessin au feutre noir réalisé pour une « commande ».  Et oui, on m’a commandé un truc ! J’avoue être assez fière … Comme en plus, c’est pour la LPO Loire, c’est encore plus sympa et motivant.

La commande, c’était en résumé :  » Pour faire la page de couverture de la revue -Rémiges-, on aimerait des rémiges (plumes de vol des oiseaux) d’un rapace plutôt diurne, sinon nocturne, emblématique, celui que tu veux. Il faut pouvoir le sortir en N&B, et éventuellement en couleurs car il sera disponible en pdf… Et si on pouvait l’avoir d’ici 15 jours, ce serait cool ! ».

La-dessus, j’ai ajouté mes contraintes : plutôt en format A3 pour me faciliter la tâche concernant les détails, en N&B pour commencer, on verra pour l’aquarelle plus tard (ça me demande plus de travail), et pour l’oiseau concerné, ça dépendait de ce que j’allais trouver comme modèle…

Et comme les rémiges de rapaces emblématique du genre hibou grand-duc ou milan royal ne se trouvent pas sous les sabots d’un cheval, j’ai pris mon modèle (le milan royal Milvus milvus) dans le « Guide des traces et indices d’oiseaux » de chez Delachaux et Niestlé.

Bref, après quelques gouttes de sueur et moments de concentration intense, voici le résultat… Ma prof de dessin, à qui je l’ai montré, ainsi qu’une autre des élèves, m’a fait remarquer un « truc bizarre » qui lui a tout de suite sauté aux yeux. Mais je n’ai pas voulu le modifier, de peur de saccager tout le dessin. Saurez-vous trouver ce détail ? (précision : pas besoin d’être naturaliste pour le voir, c’est purement esthétique).